Le secret du bonheur selon William

Shakespeare

Source : réseaux sociaux (Twitter et Facebook)

J’ignore si ce brave William est vraiment  à l’origine de cette citation mais elle me parle.
Vivre une relation, quel qu’elle soit, sans rien attendre de l’autre, est-ce vraiment possible ?  Non me direz-vous, notre ego est toujours dans l’attente d’un minimum de reconnaissance, a toujours besoin d’un minimum de réassurance d’être aimé, apprécié,… J’écris nous, c’est malhonnête. Après tout, j’ignore qui vous êtes et où vous en êtes. Donc je passe au je. Effectivement, il m’arrive encore d’être dans quelques attentes, à guetter des réponses, des assentiments mais quand ils ne viennent pas, j’encaisse et je m’envole pour regarder cela de haut.

Avant, je me faisais tout un cinéma qui m’envoyait au sous-sol. Maintenant, je relativise et je respire un bon coup. Mes attentes m’enfermaient et enchaînaient l’autre. Je ne veux plus nous étouffer. Je veux respecter nos liberté d’être, de penser, de choisir; libérer la relation pour tendre vers l’inconditionnel. J’entends: « Tu rêves, Marc, dès qu’il y a un lien, il y a un minimum d’obligation. C’est pour cela qu’on appelle ça un lien d’ailleurs. » J’y avais pas pensé. Une relation déliée tout en étant dans une profondeur d’échange est-elle possible ? Peut-être pas mais Paul de Tarse, dans son magnifique hymne à l’amour (1 Co 13:1-13), nous explique que l’amour (agape) « ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais trouve sa joie dans ce qui est vrai; supporte tout, fait confiance en tout, espère tout, endure tout. » (versets 6 et 7). Je retiens confiance, espérance, vérité, bienveillance et tout cela mène à la joie et donne la force d’endurer. (Je sais, mon « exégèse » n’est pas rigoureuse du tout)
Il parle de l’amour de Dieu, de l’amour en Dieu, de cette lumière qui nous éclaire de l’intérieur et de l’extérieur, nous pousse, nous dépasse et nous relie. Là, je peux parler en nous car cela nous concerne tous.
Alors je, quand il respire un bon coup, se dit « confiance » en appuyant sur la dernière syllabe et il puise au plus profond de lui dans cette source d’amour infinie, cette grâce qu’il appelle Dieu mais que vous nommez peut-être autrement. Peu importe, il sera toujours au-delà des noms que nous lui donnerons et qui tenteront vainement de l’emprisonner. Et de là, je regarde la relation et lui dit « tu es libre de vivre à ton rythme, libre de l’immédiateté et même libre de cesser d’exister si tu estimes n’avoir plus de raison d’être. »  Alors « je » se regarde et se dit : retiens la joie, jette ce qui t’a intoxiqué et vis pour toi mais sans égoïsme, reste aligné sur tes objectifs de vie, cohérent avec tes valeurs, sois ton propre appui. Force, joie, vérité et confiance que je puise en l’Eternel, je te la donne, chère relation et je choisis de ne rien attendre d’y tendre de toute ma volonté et en pleine confiance. Et si je reçois, je prends avec gratitude, conscient que rien ne m’est dû, que c’est juste un magnifique plus.

Je vous ai entendu. Vous venez de dire que je suis en pleine crise mystique. C’est donc cela. Désolé, ça va durer car je veux tendre à vivre libre désormais des attentes et des ruminations paranoïaques qui me rongeaient de l’intérieur ou m’étouffaient de l’extérieur. Je veux AIMER librement mais dans le respect de la liberté d’être  de l’autre. Car aimer ne peut se concevoir sans cet autre, cet alter ego.

J’ai écrit « tendre à.. » certain malgré tout qu’il ne peut y avoir de relation sans attente d’un minimum de retour. Je ne veux cependant jamais perdre de vue que cet alter ego malgré tout l’amour ou l’amitié qu’il me donne n’a pas vocation à être la satisfaction de mes besoins (de tendresse, de reconnaissance, d’apaisement,  …). Je me refuse désormais à le réduire à  n’être qu’une béquille au risque d’en être dépendant et enfermant.  Je sais que d’autres solutions sont possibles une fois les vrais besoins, bien identifiés. Je ne peux donc en vouloir à l’autre de ne pas répondre comme je le souhaiterai égoïstement.

Ce cher William termine par quelques conseils. De chacun d’eux, je pourrai vous renvoyer vers un extrait des écritures judéo-chrétiennes. Sagesse millénaire qui, in fine, nous invite à la bienveillance envers tous et d’abord envers nous-même en refusant tout ce qui nous mène aux petites morts qui nous étouffent et asphyxient l’autre bout de la relation. C’est pour moi un chemin à petits pas scandant des verbes d’actions : VAS, AIME, LIBÈRE ET VIS.
Augustin d’Hippone écrivait : « Aime et fais ce qu’il te plait. » Je crois que je viens de comprendre.

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